Quoi ? : Concept store de T-shirts et objets décalés
Où ? : 25 Rue Bonaparte Nice
Quand ? : Mar > Sam, 10h00-12h30 et 14h30-19h00
Combien ? : A partir de 4€ / Moyenne 20-40€ et jusqu’à 120€
Des Questions ? : 09 82 23 88 92
Un lien ? : Cliquez-ici

Sous cette expression qui fleure bon le cadavre exquis, se cachent 20m2 optimisés en concept-store de poche proposant une sélection pointue de t-shirts et d'objets inspirés.

Le Cri de l’artichaut est un concept-store de poche arty dans lequel Suzanne propose depuis 2014 des objets inspirés, décalés et triés sur l’étal.

 Sous cette expression surréaliste qui fleure bon le cadavre exquis, se nichent donc 20 m2 délicieusement optimisés, dans lesquels Suzanne Gazin, toujours à l’affût de créations originales éditées en petite série, marque de son empreinte une sélection hétéroclite et impertinente de jolies choses, tees, papeterie, bijoux et accessoires demeurés trop longtemps introuvables à Nice.

Derrière sa façade turquoise et sa vitrine parfois confiée à un graphiste ami, l’ambiance est fortement imprégnée d’esprit vintage :Le comptoir sixtie’s est posé sur un dallage de marbre et la cabine d’essayage dans laquelle enfiler un véritable bleu de Chine, une marinière ou un jupon de Ougadougou, est une cabine téléphonique en bois comme on en trouvait autrefois dans les sous-sols des brasseries parisiennes. Au quotidien pour achalander, Suzanne se ravitaille au coup de cœur (d’artichaut) en musardant sur le web, en quête de labels émergents et de tous ces adorables petits riens dont l’originalité, l’esprit indie et décalé, le graphisme pointu et l’humour revigorant surprennent et réenchantent notre quotidien vite blasé. Elle déniche aussi bien des pièces vintage telles que des porte-clefs et pin’s collector que des objets utiles au design doux et décalé comme ceux de Qualy. Des tees Mamama, Phenüm, The Illustrated Mind, Uncle Fritz ou La Pièce, rolltops backpack des praguois Braasi autant que des foulards sérigraphiés dans les faubourgs de Tokyo… Mais l’artichaut de Suzanne se cuisine aussi à la barigoule lorsqu’elle promeut des créations locales ou presque, telles que les chapeaux d’hiver de son voisin de rue, le designer Thomas di Metto ou encore les sculpturales bougies « Madame, Monsieur » des marseillais d’Adieu ma jolie.

Et comme l’artichaut est un chardon au cœur tendre, il s’y repère aussi souvent un certain penchant pour le girl power et le kawaï et le plastique qui est fantastique : Des bijoux tiny hyper colorés en Bakelite, des pochettes zipées en cuir irisé de la marque tarnoise Bandit Manchot, des barrettes oreilles de chat glitter pour se la jouer Ertha kitt en Catwoman, des badges « expressifs » de « Dites-le avec des badges », des tee shirts Ramen parce que sa famille est toquée du Japon ou encore les pichets de cantine ressuscités par la marque “La carafe” qu’on retrouve aujourd’hui au Mama Shelter …

Il y a plus de 4 saisons dans l’année à la boutique et donc du mercato en permanence, notamment parmi les broches et les patch brodés génialissimes de Macon et Lesquoy, véritables rustines à la mélancolie. En fait, on en finirait plus d’effeuiller le petit violet, allez faire votre marché vous-même, le temps d’une nouvelle récolte, il n’y aura peut-être plus grand chose de cet inventaire car la créativité çà se renouvelle comme les primeurs. A noter par ailleurs qu’on trouve au « Cri de l’artichaut » les publications gratuites les plus hypes, Vice magazine mais surtout le beau kiblind et « Endemic » un petit fanzine à l’image des créatifs niçois.

Cadeau pour un adulte, un enfant, pour la maison ou simplement pour soi ? Pour chaque objet déniché, Suzanne est constamment guidée par des petits stimuli excentriques qui font du Cri de l’Artichaut, le hub de l’achat émotionnel et même hédoniste, une véritable vaccination frivole contre la morosité.