Au pied du quartier historique du Suquet, une institution est tenue par la même famille depuis près de 90 ans. Entre cuisine provençale revisitée, ambiance de quartier et esprit bistrot intergénérationnel, Aux Bons Enfants rappelle qu’à Cannes, les meilleures tables ne sont pas toujours les plus tape-à-l’œil.
Une atmosphère populaire et joyeusement authentique.
À Cannes, loin des tables trop lisses et m’as-tu vu de la Croisette, Aux Bons Enfants cultive depuis 1935 une atmosphère populaire et joyeusement authentique.
Dans cette institution provençale de la rue Meynadier – une plus anciennes de Cannes – tenue par la famille Giorsetti depuis quatre générations, le charme opère dès l’entrée.
Ambiance vivante, décor mêlant objets chiné et photo de famille et personnel en salopette, devenu presque l’uniforme signature de la maison.
On vient autant pour l’assiette que pour cette atmosphère de bistrot sincère où l’on mange bien sans chichis, sans pour autant tomber dans la facilité. Luc, et ses enfants Ugo et Marie veillent, à faire perdurer l’esprit de leur aïeul.
Des menus du marché
La carte, courte et de saison avec des produits du marché Forville voisin, mêle traditions du Sud et touches plus contemporaines.
On se laisse tenter pour attaquer la soirée par deux cocktails très bien réalisés par Ugo, le dernier de la lignée qui magnie aussi bien le shaker que les casseroles.
Puis on choisit parmi les différentes propositions tout aussi alléchantes les unes que les autres du menu à tarif unique du soir.
Le crudo de sériole accompagné d’un aguachile à la fraise et d’huile verte ouvre le repas avec fraîcheur et précision, tandis que la terrine d’artichauts, fromage et pancetta joue une partition plus gourmande et réconfortante.
Côté plats, l’épaule d’agneau fondante, servie avec une purée de carottes au citron vert et aux amandes, confirme le goût de la maison pour les cuissons généreuses et les saveurs franches.
Plus rustique et ultra régressif, le boudin noir de Christian Parra accompagné d’un siphon de pomme de terre et de pommes apporte cette touche terroir que l’on adore retrouver dans ce type d’adresse. On sauce les jus jusqu’à la dernière goutte avec l’excellent pain du fournil éphémère.
Une carte des vins digne de ce nom
Si vous souhaitez vous faire plaisir avec un accord mets-vin parfait la très longue carte des vins vous fait faire le tour de France des appellations et des cépages avec des offres pour tous les budgets.
Les desserts prolongent l’esprit maison avec une pavlova légère aux fraises et sorbet kalamansi, mais aussi une surprenante mousse au chocolat au miso, à la fois intense et subtilement saline.
Par Eric Foucher / texte et photos









