Quoi ? : Création mode niçoise (durable et modulable)
Où ? : Nice
Combien ? : 65 à 245 € (en vente sur le E-shop)
Des Questions ? : contact@amrone.fr
Un lien ? : Cliquez-ici

Imaginée à Nice par Kelly et Andrea, AMRÒNE dessine un vestiaire modulable, pensé pour traverser les saisons et accompagner les différents moments de la journée. Entre inspiration azuréenne et confection portugaise, la jeune marque préfère les mini-collections qui durent aux dressings ephémères et surchargés.

Deux parcours, une même envie

Kelly et Andrea se croisent il y a près de huit ans. Très vite, leurs expériences et leur goût commun pour la mode font naître l’envie d’un projet à deux. « Dès notre rencontre, nous avons toujours su que nous voulions mélanger nos univers », racontent-elles.

Formée à l’École de la Chambre syndicale de la couture parisienne, Kelly crée d’abord Lelyka Dugenne (dont nous nous étions déjà fait l’écho à ses débuts en 2019), sa marque de maroquinerie française. Elle évolue ensuite dans l’architecture, la communication, la décoration et la mode. Andrea suit de son côté un cursus au BBA Edhec de Nice, avant de devenir directrice commerciale de la marque Sundress pendant dix ans.

À l’été 2025, une conversation autour d’une piscine transforme leur vieille idée en projet concret. Elles lancent AMRÒNE, un nom composé des initiales de personnes qui leur sont chères.

Leur ambition  ? Imaginer des vêtements faciles à vivre, affranchis des tendances trop passagères et capables de s’adapter à plusieurs usages.

Nice joue naturellement son rôle dans cette histoire. Plus que son esthétique, c’est son rythme de vie qui nourrit la marque : un sweat pour la fraîcheur du matin, un tee-shirt à midi en terrasse, puis une veste en denim pour sortir le soir. « On aime que nos pièces puissent suivre tous ces moments de la journée — et de la nuit — et même ceux qu’on n’avait pas prévus. »

De Nice à Porto, un vestiaire qui se construit

Les collections sont imaginées à Nice, tandis que leur réalisation s’appuie sur le savoir-faire portugais.

Les créatrices privilégient des matières choisies pour leur confort et leur durabilité, comme le denim italien et le coton portugais.

Leur vestiaire repose surtout sur la modularité. Des pressions permettent, par exemple, de transformer certaines vestes en robes. Une robe en denim peut changer de longueur ou jouer sur l’ampleur de son dos ouvert, afin de se porter seule en été comme superposée à une maille en hiver. Les collections dialoguent également entre elles : une nouvelle surveste peut ainsi offrir une autre allure à une robe lancée quelques mois auparavant.

Cette logique se prolonge dans un système de taille unique revisité. Certaines pièces sont proposées en deux longueurs, une solution née de leur propre expérience : Andrea mesure 1,80 m et trouve souvent les vêtements trop courts, tandis que leurs proches, généralement plus petites, les jugent parfois trop longs. Kelly, elle, se situe entre les deux.

L’idée n’est donc pas seulement de savoir si le vêtement convient, mais de choisir comment se l’approprier.

Certains modèles sont d’ailleurs devenus mixtes au fil des essayages. En limitant volontairement le nombre de pièces, Kelly et Andrea peuvent approfondir les coupes, les usages et les possibilités de chaque création. « Notre vestiaire ne se remplace pas à chaque collection : il se construit. »

Une manière douce et pragmatique de proposer moins de vêtements, mais davantage de façons de les porter.

Le Petit Plus : AMRÒNE organise régulièrement des pop-up. Le prochain du 5 au 10 octobre au 11 rue Barla, à Nice, en compagnie de Sengfai Paris, Atelier Arcus et de la photographe Marie Genin.

Par Eric Foucher / Photos AMRÒNE