Quoi ? : Vannerie et cannage
Où ? : 3 rue de la Préfecture 06300 Nice
Quand ? : Lundi > Samedi de 09.30 à 19.00
Combien ? : Panier 15-40 € / pochette en raphia 30-60 € / Malle en osier 280 €
Transport ? : Tram 1 arrêt Opéra-Vieille Ville, parking Palais de Justice
Des Questions ? : 04 93 62 57 76
Un lien ? : Cliquez-ici

Depuis plus de cent ans, Le Palais d’Osier est LA boutique du Vieux-Nice où l’on trouve tout ou presque ce qui se fait dans l’univers de la vannerie, des paniers de grand-mères aux sacs tendance en passant par l’art du cannage des chaises. Suivez-le guide pour découvrir cet artisanat intemporel.

Les Niçois connaissent bien cette jolie devanture bleue aux allures d’ancienne droguerie dans la rue de la Préfecture. Même si la boutique n’a toujours vendu que des produits en vannerie, elle a toujours exposé à l’extérieur ses articles comme ces vieux bazars indispensables à la ménagère. Pendant plusieurs générations, une famille piémontaise tenait la Vannerie Di Stefano et proposait couffins, malles, tamis et tapettes à tapis à une époque où le plastique n’existait pas.

Depuis 1999, Christine et Serge Maindret ont repris la boutique, l’ont baptisée Le Palais d’Osier et ont conservé la façade et sa couleur régies par un plan urbain de sauvegarde pour intérêt esthétique. Gérants du bar-tabac situé à quelques pas, il leur a fallu apprendre le cannage pour perpétuer la tradition. C’est l’ancien propriétaire qui leur a transmis son savoir et depuis, on peut voir Serge derrière la vitrine tissant avec patience sur les assises et dossiers de chaises.

Seul artisan canneur en boutique à Nice, Serge a du pain sur la planche surtout avec le retour en force du cannage dans le mobilier. Et si l’on faisait restaurer ces vieilles chaises bistrot chinées ou fabriquer une tête de lit dernier cri ?

Christine et Serge produisent-ils eux-mêmes les très nombreux articles de la boutique ? Non hélas, le trempage de l’osier dans la fontaine aujourd’hui disparue de la Place du Palais de Justice n’est plus possible, l’espace nécessaire insuffisant et les matières premières manquent en France. Et pour trouver un tel choix exposé du sol au plafond, c’est une petite usine qu’ils devraient tenir.

Alors ces cabas, ces pochettes, ces luminaires d’où viennent-ils ?  La boutique travaille depuis 23 ans avec les mêmes fournisseurs, véritables artisans à travers le monde. L’osier est français mais le jonc, la palme et l’alfa sont cultivés au Maroc, le raphia vient de Madagascar et le rotin de Malaisie.

Les points forts du Panier d’Osier sont la qualité et la solidité de leurs produits. Pour la plage ou les courses, l’indémodable panier couffin se veut tout simple aux belles anses en cuir ou paré de pompons, sequins ou dessins brodés. Des plus classiques aux plus excentriques, Christine sélectionne les articles selon la mode et la demande de la clientèle. Ainsi, chaque été, elle customise cabas et sacs à main et sait aussi s’adapter aux goûts différents des touristes internationaux qui envahissent la boutique chaque année.

Très à la mode dans les années 70, les matières naturelles ont fait leur grand retour en mode et en déco : synonymes d’authenticité et de vacances on les retrouve y compris chez les plus grands créateurs.

Ainsi, les suspensions bohèmes côtoient le classique panier de pêche ou de pic-nic, les malles en osier, et les caddies à roulettes si pratiques mais so chics en belles fibres végétales. Sur commande et sur mesure, les casiers de rangement permettent d’embellir une salle de bain ou une cuisine.

N’oublions pas les animaux, au Palais d’Osier vous trouverez aussi paniers de couchage et de transport pour vos compagnons à 4 pattes.

Petit plus : Ne jetez plus votre panier préféré ! Dans la mesure du possible, le Panier d’Osier offre un service après-vente de réparation de ses articles.

 Par Anne Emellina