Quoi ? : Bar et restaurant japonais
Quand ? : Mercredi > Dimanche midi et soir
Combien ? : Menu omakase 65 € / Accord mets et vins +30
Transport ? : Tramway ligne 1, arrêt Garibaldi.
Des Questions ? : 04 93 19 21 38
Un lien ? : Cliquez-ici

Zenirō cultive l'art de recevoir à la japonaise dans un décor aussi soigné que ses assiettes. Cuisine ouverte, grill au charbon de bois et créations nippones aux accents méditerranéens : une adresse où l'on s'est volontiers laissé guider par le chef Ricardo Perez, le temps d'un menu omakase plein de belles surprises.

Un décor nippon contemporain sur plusieurs niveaux

Dès l’entrée, Zenirō donne le ton. Imaginé par le cabinet d’architecture cannois Samy Chams, le restaurant déploie sur deux étages une atmosphère feutrée, entre élégance contemporaine et inspirations japonaises.

Matières naturelles, nuances poudrées, murs texturés, éclairages tamisés et confortables banquettes composent un décor raffiné sans être guindé. Les grandes compositions murales aux motifs végétaux et les touches cuivrées ajoutent au charme de cette adresse où chaque détail semble avoir été pensé.

Mais le véritable spectacle se joue dans la cuisine ouverte, où l’on observe les gestes précis des cuisiniers autour du robata, ce grill japonais au charbon de bois qui apporte aux préparations leurs délicates notes fumées.

Le restaurant devrait également prendre de la hauteur avec l’ouverture annoncée d’un rooftop, troisième niveau de cet établissement qui entend conjuguer gastronomie et art de vivre.

Une cuisine japonaise qui regarde vers la Méditerranée

Aux commandes, Ricardo Perez, jeune chef madrilène de 30 ans, affiche déjà un joli passeport gastronomique. Passé notamment par plusieurs établissements Nobu à travers le monde et le prestigieux One&Only Portonovi au Monténégro, il a posé ses couteaux à Nice pour développer une cuisine japonaise contemporaine, précise et généreuse, qui fait la part belle aux produits régionaux et de saison.

À la carte, les classiques nippons côtoient des créations plus personnelles : nigiris, sashimis et sushi rolls, mais aussi king crab au beurre de yuzu, poulpe grillé à la sauce anticucho miso, bœuf Angus au teriyaki poivré ou encore étonnante ratatouille aux algues japonaises.

Une cuisine où l’umami rencontre les saveurs méditerranéennes, accompagnée d’une sélection de sakés, vins et cocktails signature.

Omakase : cinq étapes pour se laisser surprendre

« Je m’en remets à vous » : voilà ce que signifie omakase en japonais. Et c’est précisément l’esprit de cette formule renouvelée chaque mois, qui invite les convives à abandonner le choix des plats au chef pour mieux se concentrer sur le plaisir de la dégustation.

Lors de notre visite en octobre, le voyage a commencé avec un hand roll au saumon et mayonnaise épicée, dont la gourmandise relevée ouvre joliment l’appétit. Suit une sélection de nigiris qui met en avant la fraîcheur du poisson et la précision du travail du riz. Le thon akami mi-cuit au sésame poursuit la dégustation, jouant sur le contraste entre la délicatesse de la chair et les notes torréfiées.

Place ensuite au plat principal, avec deux propositions : un black cod à la sauce den miso, accompagné de pomme et de sucrine, où la douceur du poisson rencontre les saveurs profondes du miso ; ou un poulet cuit au robata, relevé d’une sauce yakitori et de romarin, joli clin d’œil aux parfums méditerranéens.

Pour conclure ce voyage en douceur, un cheesecake accompagné de glace à la vanille vient refermer cette parenthèse japonaise.

Le Petit Plus : un service voiturier et la possibilité de privatiser un  salon à l’étage pour un déjeuner ou dîner de groupe

Par Eric Foucher / Texte et photos