Quoi ? : Restaurant – Bar - Rooftop
Quand ? : Tous les jours de 12 à 15.00 et de 19 à 01.00
Combien ? : Menu déjeuner plat seul 12 € / Entrée/plat ou plat/dessert 15 € / Entrée – Plat –dessert 20 € / Verre de vin 6 € / Pression 5 €
Transport ? : Tram Arrêt Opéra - Vieille Ville
Des Questions ? : booking@boccanissa.com
Un lien ? : Cliquez-ici

Avec Bocca, la gastronomie méditerranéenne prend de la hauteur et s’affirme plus que jamais comme une cuisine de partage pour des moments de convivialité gourmande. Tu montes chéri.e ?

Jean Valfort, Charles Drouhault, Jean-François Montfort sont trois jeunes entrepreneurs qui n’en sont pas à leur première affaire, à Paris ou à Nice, avec leur groupe Panorama qui porte bien ici son nom. Là-bas comme ici, ils appliquent des règles simples qui ont fait leur succès : ne pas proposer un simple service de restauration mais un moment de partage et de convivialité qui fait qu’on a envie de mettre le nez dehors.

Après le Farago sur le toit de l’AC Hôtel, ils ont une fois de plus décidé de s’envoyer en l’air à Nice sur le Cours Saleya et nous proposant une parenthèse culinaire dont ils maîtrisent maintenant bien la recette. Le long couloir végétalisé de l’entrée fera office de sas de décompression avant l’escalier qui vous mène à la salle de restaurant, une certaine idée de la taverne méditerranéenne avec ses murs à la chaux, chaises cannelées et céramiques artisanales. Une cuisine ouverte qui n’a rien à cacher et un bar aux flacons multicolores pour des cocktails qui vous mettront en joie promettent une chaude ambiance hors saison estivale.

Mais il faut grimper d’un étage de plus pour découvrir la perle : un magnifique toit terrasse qui s’abrite des rayons ardents grâce aux canisses et de parasols (nb : et pour les plus fragiles ils ont même pensé aux chapeaux). Une petite jungle mêlant différentes essences méditerranéennes – de l’olivier à différentes variétés de cactées –  au milieu de laquelle s’aligne de grandes tables en bois brut, des mange-debout et là-bas, au fond, un grand comptoir autour duquel on ira volontiers papillonner. La mer n’est pour une fois pas la vedette pour vos mirettes mais plutôt les riches faces des édifices des immeubles du vieux Nice comme cet étonnant palais Hongran construit entre 1769 et 1772 qui lui fait face.

Loin des bagnoles et des cohortes de badauds qui défilent dans cette zone très touristique, on peut s’y régaler d’assiettes méditerranéennes sans frontière : tzatziki revisité, frito misto houmous à toutes les épices selon l’inspiration des cuistots, tataki de bœuf au sésame et leurs brocolis rôtis, un filet de rascasse et sa crème de panais et quinoa avec toujours une proposition veggie – ce jour-là des courgettes rôties aux graines, mesclun, sauce raita.  Autant de savoureux assemblages de très bons produits à des tarifs raisonnables eu égard au décor, est-il utile de préciser.

Des petites assiettes « à picorer » ou bien encore des plats géants « « à partager » selon les expressions du menu. Avec l’une des spécialités maison – un plat de riz grillé comme aux Baléares avec langoustines et moules safranées – vous vous sentirez sans doute encore un peu en vacances. Un moment d’évasion, c’est la promesse tenue par Bocca que l’on a envie d’embrasser à pleine bouche.

Le Petit Plus :  Le bar est ouvert tous les jours à partir de 22 heures jusqu’à 0h30 (02h00 du jeudi au samedi) pour ceux qui ne souhaitent boire qu’un cocktail.

Par Eric Foucher